jeudi 25 juin 2009

Rêves

J'ai rêvé que nous escaladions une montagne sur le bout des pieds, pour garder ce secret que nous n'avions même pas révélé l'un à l'autre. Une tension légère et intense nous crispait doucement le corps et nous riions de nos sourirs. Au sommet nous attendaient de gros nuages blancs qui cachaient partiellement le soleil rose. Nous nous sommes allongés et avons regardés là-haut. Et puis tu t'es mit à me raconter tout. Tu prenais les nuages et faisais apparaître ta vie, tes souvenirs à l'intérieur même des masses brumeuses. Un après l'autre, ils défilaient. J'y ai vu le cinéma de ta vie, un film d'action, de comédie, de romance, mais surtout de peur. J'ai tout vu et tout comprit. J'ai été DANS tes souvenirs. Et après toutes les atrocités que j'y ai vu, mon reflet y est apparu. Je t'ai vu sourir, alors j'ai rit et nous nous sommes endormit.



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J'ai rêvé que nous étions sur le bord de la mer. Tu lisais un livre avec une tasse de thé. Et moi, à l'autre bout du balcon, je te regardais. Je revenais d'une de mes longues baignades dans l'eau salée et je souriais. J'adore la sensation de l'eau sur moi et mes longs cheveux frissés en broussaille lorsqu'ils sèchent. J'étais heureuse d'être avec l'homme qui n'est maintenant qu'un ami. Heureuse de la simplicité de notre relation. Et le vent chaud soufflait, et la mer était belle. Je t'ai demandé si tu voulais venir te baigner. Tu m'as répondu que j'y revenais tout juste. J'ai sourit et nous sommes partis, le bras sur l'épaule de l'autre, en gambadant. Comme des enfants.

dimanche 7 juin 2009

Entre les dents

J'ai plein de trucs entre les dents
Des choses dures à extirper
Je me regarde dans le miroir et j'ai du mal à assumer ces taches noires éparpillées
Je les pique au cur-dent, j'essaie de les tuer
Ça me fatigue, me chicotte en dedans
Et lorsque je souris, les gens voient bien comme c'est laid
J'ai plein de trucs dans les dents
Il me faudrait peut-être manger quelque chose d'autre

lundi 1 juin 2009

-Essaie-

Je revient de mes cours de guitare après une journée de travail qui n'en finissait plus d'être longue. La seule chose qui compte dans ma vie de petit pois écrasé. La guitare, MA guitare. Je l'ai modifié pour qu'elle soit unique. Sablée, brûlée, peinte et re-vernie. Elle ressemble plutôt à la guitare d'un vieux hippie nostalgique du temps où il dansait nu sous la pluie. Nostalgie d'une nuit comme celle-ci. Je conduis et il pleut et je suis heureux. Non, pas heureux. Je me sent juste bien. J'aime la pluie, elle m'apaise. Je traverse un viaduc, puis un pont. Il ne faudrait qu'un petit coup de volant et hop! dans l'eau. On devrait mourir lorsqu'on est heureux, non? Lorsque tout notre corps est comme en suspend tellement on se sent léger. Ça ferait beaucoup moins mal. Et comme je n'ai personne dans la vie, il n'y aurait personne pour me pleurer. Ma guitare et moi qui plongerions doucement jusqu'au fond de l'eau. Mais je passe mon tour pour cette nuit. Je continue mon chemin jusqu'aux feux de circulation. Pour me rendre chez moi, je peux soit prendre la rue principale et toutes ses lumières ou prendre la bretelle et longer le long de l'eau, avec ses arbres et ses vieilles maisons. J'ai toujours préféré la solitude de la nature et comme de fait, en tournant, les feux changent au jaune puis au rouge. J'ai l'impression que c'est moi qui les a changés. La femme en arrière de moi, dans sa Mazda, me jette un regard noir. Les gens blâment tout le temps. Je regarde le vieux pont-chemin-de-fer-abandonné qui traverse la rivière. Je range mon auto sur le côté et sort avec ma guitare. Je monte le petit chemin en terre et marche. Je me rend au milieu, entre deux terres. L'eau brille sous mes grandes enjambées. Les espaces entre les poutres sont larges alors je prends mon temps. Je marche doucement. La nuit brille. Je m'assoie et je regarde le pont sur lequel je suis passé tout à l'heure. Les voitures forment un rave de couleur avec leurs lumières reflétant les unes sur les autres. C'est beau et je me sent encore bien. Je dis encore parce que mes sentiments changent souvent très rapidement. Ils me diagnostiquent bipolaire et me racontent des choses sur la biochimie cérébrale, les événements vécus et les variations hormonales, mais je ne les crois pas. Je connais plein de gens comme moi, en fait, presque tout le monde est comme cela. Foutus médecins près à tout pour aller se coucher le plus rapidement possible. Ce ne sont pas des humains, ces gens-là sinon ils s'occuperaient plus patiemment de leurs patients. Nous, on attend la prescription. Des pillules qui empirent votre cas. Je vous le dit, mauvaise idée. Je prend ma guitare et je commence à jouer, à jammer avec moi-même. J'étais très près de quelque chose qui ressemble à une chanson quand j'ai vu arriver un gros spot de lumière. J'ai fermé les yeux et quand je les ai ouverts, plus rien. J'ai secoué ma guitare pour que tombe mon stylo, et j'ai écrit ma chanson sur le bois mou du pont. Et la lumière est revenue. Je me suis mit debout, de tout mon long, et je l'ai regardé arriver. Bon, alors soit je reste et meurs écrasé ou je me jette à l'eau. Aller, je me jette à l'eau. Je me sent tomber. Ma guitare me suit. Je suis libre. Léger. Et mon corps tombe à plat sur l'eau.





-inscription sur le bois: Ma chanson, c'est du bidon/ Le train qui s'en vient, n'en est pas moins

Chair de poule

J'adore ces histoires qui donnent des frissons sur tout le corps. Une histoire d'enfants et de pommes dans les camps de concentration qui se finit à New york. Un enfant guérit d'un cancer. Un pompier qui sauve une famille des flammes qui ont envahient leur maison. Les souvenirs d'enfance. Des amours de jeunesse. Les paysages de la terre. Vos récits.

Histoire de sexe-pour adulte seulement

Ce matin, je suis allée au travail. En arrivant, il fallait que je me change et que je mette ma Divacup. Ça a éfleuré mes lèvres. J'ai enlevé ma petite culotte et relevé un peu ma jupe. J'ai fait glisser ma main le long de mon ventre à mon clitoris en me regardant un peu dans le miroir. J'étais belle, mon ventre l'était, la courbe de mes hanches, le grand V que forme mon entre-jambes. La fente. Mon doigt entre. Je me suis carressé quelques minutes. J'ai arrêté et j'ai prit la note -De retour dans 5 minutes-pour la mettre sur la porte et je me suis enfermé à clé. Je suis retournée à l'arrière et j'ai descendu le rideau. Il faisait un peu noir, tout en laissant apparaître le soleil par endroit. J'ai enlevé ma camisole et ma brassière et j'ai monté sur la table. Je me suis allongée, re-relevé ma jupe et recommencer à me caresser le clitoris, tout doucement. La chaleur du soleil sur ma peau... c'était doux, j'étais douce.Et je me suis mise à penser à toi. Tu pourrais être là. Me regardant. Me caressant. Te caressant. Enpoigner ton pénis, comme j'en ai eu envie ce matin. Le mettre dans ma bouche et te prouver comme je suis bonne. Bonne amante. Et je t'imaginais me prendre par les hanches, moi sur la table, toi debout. Me prendre et entrer doucement, facilement, ton pénis en moi. Pousser un soupir de bien-être dans cette lueur d'un mercredi matin. Entrer et sortir, me pénétrer en regardant mes seins bouger. Je m'imaginais aussi tout ce que tu m'aurais laissé faire ce matin. T'embrasser, embrasser ton corps, ton cou, le creu de ton oreille, ton dos, tes fesses, tes cuisses. Prendre tes testicules, les mettrent dans ma bouche. Passer ma langue lentement le long de ton pénis si dur, tellement prêt. Engloutir ton membre dans ma bouche. Sucer, fellationner, s'amuser. Ton gland sur ma langue, mes joues, mon palais. Coller ma vulve sur tes cuisses. La chaleur. Étendre mon corps contre le tien et t'embrasser encore et encore. Mes doigts commençaient à aller plus vite. Toi qui me pénètre par derrière, en planche, par devant, moi assise sur toi, en cuillière, dans mon salon, dans ma douche, dans la tienne, dans les bois, sur un rocher, au Guatemala, dans une cabine de travailleurs, partout où je le veux, tu le veux, nous nous voulons. Les doigts de ma main droite sur mon clitoris, ceux de ma main gauche touchant mes cuisses, mes grosses lèvres, mes petites, ils essaient de se frayer un chemin à l'intérieur de moi. Et la table bougeait un peu, mes pensées plus et mes doigts à la vitesse parfaite pour ne pas aller trop vite. Ne pas crier, ne pas crier, ne pas... ouppss, un peu peut-être. Le chiffre 1 est probablement venu ce placer dans la note

-De retour dans 5 minutes-