dimanche 24 janvier 2010

A moment of rage

I ain't here to break it / Just see how far it will bend

Desert Sessions - I Wanna Make It Wit Chu

It's that you making to me.

Fuck you

jeudi 14 janvier 2010

La nuit et puis...

J'adore valser dans la nuit d'un hiver froidement lâsse. Dans ma voiture cliquetinquante, à 2h00 du matin, je sens l'air frais de la givreuse chaussé. Vous devez imaginer la scène sur un fond de musique instrumentale indurtielle. À ma droite, une maison carrée dont le flanc nord est étouffé par une neige profonde. L'étrangeté de nos hivers est tout là : d'un côté on peut remarquer la verdure d'une herbe peu abondante, et de l'autre, 30 cm d'une bordée de la veille. À ma gauche, un camion-remorque prépare son entrée sur l'autoroute en pouffant d'un rire noir.
Et je m'imagine à la place du chauffeur
Et je m'imagine être lui, chaque nuit solitaire, chaque minute. Peut-être le savourais-je plus que lui, ma virginité de la solitude nuptiale obligeant. Je voudrais être, chaque nuit, à la recherche d'un puis de pétrole où remplir le convoi qui me suit depuis le début des temps, toujours en passant par différents chemins, pleinement rempli de mystèrieux ombrages routiers.
Je reviens à ma propre vie en passant sous ce réverbère qui s'allume toujours lorsque je suis sous son aile luminante. Cette situation me mets toujours dans un état d'esprit spécial, comme si tout, tout me jouait dans le dos.
Deux réverbères qui se parlent:
- Hey! Quoi de neuf ce soir, Harry?
- Et bien, croit le ou non, ils ont enfin changé mon ampoule.
- Je n'en crois pas mes yeux (hihi), prouve-le!
- Ok, tu vois cette voiture qui s'en vient?
- Ouais
- Je me ferme!
- OUAIS, C'EST GÉNIAL!!!
dirent-ils.
J'ai mal à la tête, je m'endore, apaiser moi quelqu'un!

Â

Adverbe du mot âme:

Âmâlement

ex.: Âmâlement parlant, nous nous ressemblons.

mercredi 6 janvier 2010

Doux être de lecture

J'avais entrouvert la porte donnant sur le balcon et m'étais assise sur un tabouret pour fumer à ma guise. Je portai le cigarillos à la menthe sur mes lèvres. La fumée jaillissant de mes poumons s'accrochait aux tournures du vent paisible d'une semi tempête de neige. Les fioritures boucaneuses entrechocaient les flocons dans leur course. Les cendres de ma rébellion simple tombaient sur le tapis blanc de l'extérieur. Je me pris à penser que je me sentais bien. Un peu comme la tempête, j'étais mélancoliquement douce. Bien que la journée avait commencé par un mélange amer de toi, de tes mensonges, de tes gestes qui me font encore m'accrocher, j'étais -probablement à cause du petit cigare- dans une nonchalence presque exemplaire à me faire remarquer à moi-même comme j'aimerais que ma vie soit une continuité perpétuelle de cette journée d'art et de lecture. Non que se soit mon rêve, mais plutôt une preuve momentané que je sois, peut-être au fond, un semblant d'artiste. Découverte du jour! Vivre de peinture et d'amants frais me procurerais finalement un semblant de substitut. En cette journée où le temps s'est arrêté juste pour moi, je redoute l'arrivé imminente de ces gens avec qui je cohabite. J'effaçai donc toutes traces de cette désinvolture par des coups de revers de main et décidai que mon alibi serait mes chats. L'odeur laissa des traces dans la cuisine, alors j'allumai une chandelle et la regardai osciller. N'est-ce pas magnifique de voir ses flammes dansantes? Je remarquai les bouts pointus qui se formaient et pensai que cela ressemblait à de petites cornes de diable. La nature me faisait part de mes agissements. J'eusse, par la suite, une drôle d'envie de sexe et de tire d'érable qui ne fut combler qu'à moitié. Avalant ma dernière lampée d'amour, je me blotti contre le confort pour continuer la lecture tordue de Lolita.