lundi 25 novembre 2013

Indépendante dépendance

J'ai besoin

J'en ai besoin

J'ai un besoin

L'amour

L'amour est mon besoin
Je ne peux vivre sans amour
Je suis carrément infonctionnelle, sans amour

Mes rares moment de célibat
On y compte 2 mois
Je les ai fait chaviré
J'y étais perdue et envahit
Fonctionnant en robot le jour
Mes nuits enivrés de ta possibilité

Je ne peux vivre sans amour...
Femme indépendante mais pas du tout finalement

Tant et aussi longtemps que l'amour est à mes côtés
Je peux tout faire et être paresseuse à la fois
Je peux être toute paresseuse

Ça me donne la force de vivre
Sinon je suis à plat

Je t'aime, tu sais bien
Mais j'aime t'aimer
Et j'aime que tu m'aimes
Surtout 

dimanche 24 novembre 2013

La petite bête

Je le regarde
Je le regarde droit dans les yeux

Cet homme, c'est une petite bête comme on n'en retrouve plus.
Cet homme, il est beau.

Une âme pure, peu importe ce qu'est la pureté

Quand je le regarde, je n'y vois rien de méchant. Tout est doux, gentil, naïf. Je ne dis pas qu'il n'est jamais méchant envers personne; ou qu'il ne ment jamais. Il le fait parfois juste parce que c'est sain. Sortir le méchant, c'est bon pour la santé. Mais il ne le fait pas par exprès, il le fait parce que c'est dans sa nature. Il est sain, naturellement.

C'est drôle parce qu'il dit qu'il a toujours tout gardé pour lui, qu'il garde toujours tout en dedans, qu'il ne fait jamais part de ses émotions, de ce qu'il ressent à personne. Pourtant, il m'en fait part à moi. Et je le sens si naturel. J'ai pas l'impression qu'il se demande : «Devrais-je lui dire?» Il le fait.

Il est impulsif, qu'il dit.
Il est venu me rejoindre en Italie, qu'il a fait.

Cet homme, c'est un des rares romantiques.
Cet homme, il veut des enfants et se marier.

Une âme légère, Ô combien insoutenable pour lui-même

Tu le trouve timide
Tu finis par lui dire qu'il est drôle

Il cache en lui des trésors.

Joe

En grande romantique que je suis, je vais le citer sans remord :

«Où es-tu? Que fais-tu? Est-ce que j'existe encore pour toi?» -Joe Dassin

Normalement (ce mot sonne toujours un peu ironique venant de ma tête), normalement, on dirait cela à quelqu'un qui nous a quitté. Moi, je le demande à un ami, à un «ex», à la personne avec qui j'ai passé ma jeunesse, ma folie pendant 6 ans. Comme elles me paressent loin et proche à la fois, ces années. J'ai compté... je ne l'avais pas fait, parce que je ne voulais pas savoir. Je ne voulais pas compter l'étendu de mes dommages, la longueur de ma méchanceté. Oui, je culpabilise. Jamais je ne pourrai jeter tant de temps à la mer sans culpabiliser. Mais vous savez, moi et les aurevoirs. Je n'y suis jamais allée délicatement... j'en suis incapable, car j'accumule trop. Je prends tout sur moi, j'accumule mes «ce n'est pas grave» et je ne remarque même plus que ce l'est. Tout l'était. Je me disais qu'on pouvait passer par dessus parce que nous étions différent, plus fort que les autres, les gens «normaux».  Mais non, pas moi. J'y ai joué, peut-être. J'ai joué à la «différente» pour faire comme toi. Ou comme moi... JE NE SAIS PAS! Nous avons grandis ensemble, toi et moi. Du coup, je ne sais plus ce qui vient de moi ou de toi. On se mélange comme ça. C'est à la fois beau, drôle et déroutant. Mais je sais bien que finalement, ce n'est ni de toi, ni de moi, mais bien de nous. On a construit des choses ensembles. Des mondes parallèles. On a fait croire à tout le monde que quelque chose d'aussi différent existait. Mais je t'ai fait croire que j'étais bien avec tout ça. Je ME suis fait croire que j'étais bien avec tout ça. Je l'ai voulu aussi. Mais je ne savais pas que ça me détruisait. Qui l'aurait cru, à vrai dire! Je suis peut-être meilleure actrice que je le crois. Et tout cela m'a appris à dire ce qui me dérange. Et je le dis trop. C'est pas toujours facile d'être si intense... je me sens sans milieu. Il me manque un morceau de robot. Le gris.